Saine Correction
- 4.62% en une semaine !
Les commentaires mettant en garde contre l’inflation, la remontée générale des taux longs et les fortes tensions sur les cours pétroliers ont eu raison de l’optimisme des marchés. La place parisienne a brutalement chutée après son record annuel de vendredi 1er juin, passant de l’euphorie à la crainte. L'indice parisien a abandonné près de 300 points et termine la semaine sur une 5eme séance de baisse, totalisant une perte de 4.62% à 5883 points. Il y a encore peu de temps, les entreprises fusionnaient, les profits profitaient, les bénéfices se gonflaient et la Bourse était à sens unique. Les arbres ne montant jamais jusqu’au ciel, certains ont commencé timidement à engranger leurs bénéfices, à arbitrer sur du fonds en euros, à se dire que, peut être, 11 % de gain sur le CAC n’était déjà pas si mal. En majorité, nous avons continué à investir, au mieux à « laisser porter » en se réjouissant à chaque record du CAC ! Car l’investisseur est taraudé par ses deux traits contradictoires : l’avarice et l’appât du gain. Après avoir « flambé », cet étrange personnage se lamente tel Harpagon sur sa cassette disparue ou plutôt ses belles plus values envolées ! « Tout doux l’ami ! » lui dirait son valet. Et de lui rappeler que cette prise de bénéfice massive fait suite à une performance remarquable. Mieux encore : qu’il y a mieux à faire que se lamenter. S’il est trop tard pour arbitrer vers un profil sécuritaire, c’est maintenant qu’il faut passer à l’offensive : aux audacieux les mains pleines ! En février, juste après la cassure, suite aux péripéties de Shanghai et aux craintes sur l’immobilier US, nous avions recommandés de profiter des soldes. Aujourd’hui, les plus craintifs vont se retirer du marché en ordre désordonné… A vous, les patients, les attentifs, ceux qui en ont « gardé sous le pied » de saisir cette opportunité pour se positionner sur quelques bons dossiers qui vont être délaissés. Voici un rappel de nos convictions de marchés :
Le seul à tempérer cette liesse serait alors M. Trichet qui a clairement laisser entendre que l’inflation serait terrassée. Les taux directeurs ont ainsi été relevés pour atteindre 4% et ce n’est pas terminé. Une décision d’autant plus étrange que la croissance en Europe n’est pas mirobolante et que, contrairement aux Etats-Unis, les pressions salariales restent atones. Pour jouer la poursuite de la croissance en Europe via l’Allemagne, on peut se placer sur DWS Deutsche Aktien (DE0008474289)
Lundi 11 Juin 2007
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