Editos Boursomax
Accueil  >  Edito

Edito
Nouveaux records historiques pour le pétrole et l'euro : vers un découplage Etats Unis/Europe?
Serait-on en train d’assister à un découplage, sinon des Bourses (l’Europe reste largement subordonnée à Wall Street) mais bien au niveau des politiques monétaires ?
C’est en tout cas le scénario que semblent privilégier les investisseurs qui ont propulsé l'euro à un nouveau record historique à plus de 1,52 dollar.

Les positions n’ont jamais été aussi contrastées de chaque côté de l’Atlantique : aux Etats-Unis, le vice président de la Réserve Fédéral, Donald Kohn, a déclaré que la faiblesse de la croissance constitue une plus grande préoccupation que la menace inflationniste et que la hausse de prix récemment affichée ne devrait pas perdurer. Il a ainsi laissé la porte ouverte à de nouvelles baisses des taux directeurs américains. Du coté de la confiance des consommateurs, le moral est en berne : l’indice du conférence Board qui ressort à 75 points est au plus bas depuis 5 ans.

En Europe, il en va tout autrement. En Allemagne, le puissant syndicat de la métallurgie IG Metal vient d’obtenir une hausse de 5.2% et les cheminots plus de 11%. L’indice IFO, mesurant le climat des affaires en Allemagne est ressorti à 104.1, au dessus des attentes des analystes, redonnant ainsi confiance dans la capacité de résistance de l’économie européenne. En France, les débats sur les hausses des prix dans l’alimentation et sur le pouvoir d’achat ressurgissent.
La BCE, face à ces tensions inflationnistes risque donc de rester ferme et de NE PAS baisser ses taux directeurs.

Ralentissement confirmé aux Etats-Unis, maintien de la croissance en Europe ? Dans ces conditions, mieux vaut investir en Europe où le loyer de l’argent reste élevé qu’aux Etats-Unis où la rémunération va s’affaiblissant. Trichet pourrait donc bientôt se féliciter d’avoir juguler l’inflation mais à quel coût ? Le découplage entre bourses européennes et américaines, oui, la récession partagée non merci !


bourso max, le Vendredi 29 Février 2008 à 18:01

Jérôme Kerviel, portrait du « rogue trader » de la Société Générale
Jérôme Kerviel est le trader soupçonné d'être à l'origine de la fraude qui a coûté 4,9 milliards d'euros à la Société générale, a-t-on appris de sources proches de la banque.
Né le 11 janvier 1977, diplômé de l'Université Lyon II, où il a décroché un master en finance de marché, il a démarré en août 2000 au sein de la division banque d'investissement et de financement (SG CIB), il a d'abord travaillé dans le "middle office" avant de passer en 2005 du côté du "front office", où il est chargé de "prendre des positions" sur des indices de contrats à terme.
On peut néanmoins s’interroger sur la seule responsabilité de Kerviel devant ces pertes abyssales. Comment un junior payé moins de 100 000 euros par mois a-t-il pu avoir accès à de telles prises de positions et surtout avec un tel effet de levier ? Est il le génie de la dissimulation ou simplement un "un être fragile", "sans génie particulier pris dans une spirale infernale de couverture de pertes ? Pour quel profit ? A-t-il pu s’enrichir personnellement ou bien était ce sur le seul compte de la banque ?
N’est il pas le bouc émissaire d’autres transactions frauduleuses ? L’enquête est en cours.


bourso max, le Jeudi 24 Janvier 2008 à 17:55

Federal reserve building
Après le lundi noir sur les bourses européennes qui a vu le CAC 40 accuser sa plus forte baisse depuis le 11 septembre 2001 à -6.84%, Ben Bernanke a décidé de prendre le taureau par les cornes : la FED réduit son principal taux directeur directeur de 75 points de base à 3.50%, soit en dessous des taux pratiqués par la BCE (4%).
Après une journée particulièrement volatile qui a battu des records en termes de transactions avec 19 milliards d'euros échangés sur la place parisienne, cette annonce a donné le signal de rachats massifs qui ont propulsés le CAC à +2.07% à 4842 points.
On peut se réjouir de ce ballon d'oxygène mais on reste perplexe devant les indices US qui restent oreintés à la baisse : - 1.06% pour le Dow, -2.04% pour le Nasdaq.
Cette mesure d'urgence est à double tranchant : elle rassure autant qu'elle inquiète. En effet, en agissant aussi vite et aussi massivement, la Banque centrale américaine entérine l'état d'urgence et alimente le catastrophisme. En avançant sa décision au 22 janvier au lieu du 30, ne confirme t'elle pas que les Etats Unis sont déjà entrés en récession ?
Tiraillé entre la peste de l'inflation et le choléra de la récession, Bernake a choisi : cette détente des taux devrait débloquer le robinet des liquidités et éviter à court terme le "credit crunch". De l'huile dans les rouages de la finance mondiale ne peut que faire du bien. Reste le problème de la stagflation (croissance molle et inflation). Celui ci semble pour le moment relègué en seconde partie d'année.

QUE FAIRE?
Il est de toute façon trop tard pour paniquer. En septembre dernier, la baisse des taux de la FED avait provoqué un mini-rally haussier de 7.4% de 5432 à 5835 points. En étant à peine moins optimiste, on peut néanmoins estimer que le rattrapage devriat s'effecteur sur 1/3 de la chute soit 5%. On devrait donc prochainement repasser la barre des 5000 points voire des 5200.
Les remontées vont être à la mesure de la purge donc violentes mais l'année n'est pas pour autant terminée.
1) Profitez de ce rebond à court terme pour liquider les positions les plus fragiles en restant sur les 2 secteurs qui tiennent le coup : Utilities et Télécoms.
2 ) surveillez l'or qui devrait profiter de cet effet FED -> comment jouer la hausse de l'or?
3) pour ceux qui suivent le marché des changes, le dollar devrait continuer à s'affaisser devant l'euro et rejoindre ses plus hauts annuels à 1.48
4) à 5200 points, ne pas hésiter à "couvrir" votre portefeuille avec des produits "bear" c'est à dire évoluant dans le senn contraire de l'indice -> jouez la baisse avec le xbear






bourso max, le Mardi 22 Janvier 2008 à 21:38

Le CAC proche des 5000 points : le massacre continue
Nouvelle semaine de baisse partout dans le monde

Les mauvaises nouvelles ont continué à pleuvoir cette semaine et le CAC 40 enregistre une nouvelle semaine de baisse : -5.19% en 5 jours et -2.83% pour la seule journée de mardi.
Sur le plan macroéconomique, les indicateurs sont toujours au rouge foncé : les mises en chantiers et les permis de construire aux Etats-Unis sont ressortis largement inférieurs aux attentes accréditant la thèse d’une crise plus profonde que prévue dans l'immobilier. Certains parlent déjà d’une contagion à l’Europe, Royaume Uni et Espagne en tête.
Parmi les moins mauvaises nouvelles, il semble que l’emploi résiste (chiffres du chômage moins négatifs qu’attendus).A la surprise générale, la hausse plus importante que prévu de l'indice de confiance des consommateurs par l'université du Michigan a permis un léger sursaut des bourses.

Cependant, au niveau microéconomique, les banques annoncent des pertes record : Après Citigroup la semaine dernière, c’est au tour de la banque Merrill Lynch d’annoncer une perte de 9.8 Milliards de dollars pour le seul 4eme trimestre de l'année et des provisions pour dépréciations d'actifs de 16.7 milliards de dollars!

Ce newsflow très négatif alimente la panique ambiante. Le courant baissier se poursuit sans répit. A ce compte là les 4800 points pourraient être atteints très rapidement.

Pour ceux qui privilégient la baisse, des solutions existent permettant de réduire ses pertes ou de couvrir son portefeuille. Découvrez les ici.
Pour les autres qui ont des liquidités, la tentation pourrait être de réinvestir : Vallourec, Société Générale (-8% aujourd’hui). Nul doute que le rebond sera à l’image de la purge : violent et soudain.
Pour autant nous préférons aujourd’hui réitérer nos recommandations de prudence et rester liquide, le son du canon n’ayant pas terminer de résonner
!


Etat des principaux indices à 18h15 :


Dernier Var Jour 1er janvier
CAC40 5092,4 -1,25 -9,29
DAX30 7314,17 -1,34 -9,34
DJ Indus 12076,7 -0,68 -8,96
FTSE 100 5901,7 -0,01 -8,6
Nasdaq C 2340,81 -0,26 -11,74
Nikkei 225 13861,29 0,56 -9,45
SP 500 1318,8 -1,08 -10,19


bourso max, le Vendredi 18 Janvier 2008 à 18:11

CAC 40 à 5200 points : comment réagir face à la crise
-8.13% pour Peugeot, -6.17% pour Michelin, -6.08% pour Peugeot... et une indice CAC 40 qui dégringole de -2.83% à 5250.82.

Graphiquement nous sommes sur un support. Cela veut dire que le CAC peut rebondir comme continuer à s'enfoncer dans les profondeurs...

Pour autant le "newsflow" très négatif en provenance des Etats Unis nous incite à la plus grande prudence : chômage en hausse, consommation et moral des ménages en berne, immobilier vacillant, annonce de pertes abyssales de la part des banques. Le mot de récession est sur toutes les lèvres et au coeur de la campagne présidentielle US.

C'est néanmoins au son du canon qu'il faudra réinvestir.

Dans l'attente d'un plus bas situé autour de 4800 points, voici les stratégies à mettre en oeuvre pour résister à la baisse :

1) Nettoyer son portefeuille des valeurs small et mid-caps (le rebond n'est pas à l'ordre du jour)

2) Privilégier les grandes capitalisations (CAC 40), en particulier les secters des Utilities (SUEZ, EDF, GDF), la Pharmacie/Chimie (SANOFI, AIR LIQUIDE) et les télécoms (FRANCE TELECOM, VIVENDI,TELEFONICA)

3) Privilégier des secteurs qui continuent à surperformer :

Or : 3233S (lire notre article : Objectif : 1000 dollars

Matières premières : Carmignac Commodities, Axa Or et Matières Premières,

Inde : St Honoré Inde

Chine (jusqu'au Jeux Olympiques) : St Honoré Chine

Pour les plus investis, on peut également couvrir le portefeuille en :

1) vendant du tracker CAC 40 (mnemo : CAC)

2) achetant un put (plus risqué)

-> lire également : 10 valeurs en béton armé pour 2008


bourso max, le Mercredi 16 Janvier 2008 à 08:16


Vendredi 28 Décembre 2007

Où investir en 2008 ? Dans un contexte de marché volatil et une crise du subprime qui plombe la confiance des investisseurs, la prudence est de mise. Pourtant nous avons identifié 10 valeurs qui nous semblent à même de produire de la valeur, grâce d'une part à de solides fondamentaux et d'autre part à un positionnement stratégique chez les géants économiques de demain.

10 valeurs en béton armé pour 2008
Après avoir progressé de +11% à juin 2007, le CAC 40 a signé une année blanche. Le rally de fin d’année n’ayant pas eu lieu, nous reportons nos espérances de rebond sur le mois de janvier, traditionnellement porteur.
Néanmoins, nous ne minimisons pas les risques pesant sur l’investisseur en ce début d’année. Les Etats-Unis qui frisent la récession, un ralentissement possible en Europe, des économies émergentes qui en subiront éventuellement les effets, un dollar faible, un niveau des matières premières élevées…et surtout une crise de confiance du milieu bancaire qui contamine les agents économiques les plus importants : les consommateurs. Le tableau est plutôt sombre en ce début d’année.
Dans ces conditions, nous avons sélectionné 10 valeurs en béton armé de nature à mieux supporter les chocs conjoncturels à venir et même à profiter de ces peurs pour être privilégiés par les investisseurs.
Il s’agit de grandes capitalisations, au modèle éprouvé, aux capacités bénéficiaires solides et au parcours boursiers éloquents :

AIR LIQUIDE
BNP PARIBAS
DANONE
LAFARGE
LVMH
PERNOD RICARD
SCHNEIDER
SUEZ
VINCI
VIVENDI


Un autre facteur déterminant contribue à se positionner aujourd'hui sur ces titres : l’investissement dans les pays émergents, ou plutôt sur ces géants qui se réveillent, Inde et Chine en tête.
Avec 30 à 55% de leur chiffre d’affaires sur ces économies en plein boom, ces entreprises misent résolument sur le réservoir de croissance le plus important en ce début de siècle.



bourso max, le Vendredi 28 Décembre 2007 à 11:38


Vendredi 28 Décembre 2007

Après une année de conseils et d’analyses, où en est-on ? Alors que le CAC 40 va terminer l'année à l'équilibre, le bilan des valeurs recommandées par Boursomax est positif, première satisfaction mais aura t'on vraiment gagné beaucoup plus que sur un fond monétaire ou sur un tracker CAC ? Nos réponses et les bonnes pistes pour 2008.

Bilan de fin d'année
Si on s’était contenté d’acheter les 20 valeurs recommandées par Boursomax en début d’année, le bilan est positif : en valeur absolue, le portefeuille aurait superformé le CAC 40 : 3.40% contre 1.07% à 5600 points. De quoi annoncer fièrement que le portefeuille Boursomax a triplé la performance de l’indice phare !

Pour autant une performance dépassant légèrement le livret A ou battu, et sans risque, par le rendement du fonds en euros d’une bonne assurance vie n’a rien de miraculeux.
C’est pourtant le bilan défendu par certains gérants qui se drapent dans leur fierté de professionnels, prétextant que le marché a été difficile.
Justement ! C’est parce que le marché est volatil, incertain, tendu voire baissier que vous avez besoin de conseils… et également de la mise en oeuvre de deux notions fondamentales : le money management et le market timing. En bon français, la maîtrise de vos liquidités et la gestion du momentum d’investissement. En d’autres termes sur quoi investir, quand et combien.

C’est ainsi que tout au long de l’année, notamment après la surprenante hausse du premier trimestre, nous avons progressivement réduit les investissements et pris une partie des gains. Sell in May , Conseils d’été, Ne laissez pas dormir vos liquidités ont été autant d’éditos qui vous auront, nous l’espèrons, servi de mises en garde contre une euphorie qui ne pouvait pas durer.

Nous nous garderons néanmoins de jouer les « donneurs de leçon ». Nous n’avons pas la boule de cristal. Comme beaucoup d’entre vous, nous avons assisté impuissant au tsunami de cet été qui a vu déboucler l’ensemble des positions sur les « pépites », c'est-à-dire notre portefeuille de petites et moyennes capitalisations, massacrées depuis l’été, sans autre raison fondamentale que la soudaine remontée de l’aversion au risque. Face aux incertitudes quant à la profondeur et à la durée de la crise des subprimes, le marché a comme souvent pratiqué la politique du « sauve qui peut » et opéré un flight to quality, c'est-à-dire un retour vers des valeurs plus sécurisantes, grandes capitalisations en tête.
Ceci nous rappelle qu’il est vain de lutter contre le marché : si aujourd’hui les midcaps souffrent de désamour après des années de surperformance, ce n’est pas la peine d’insister, il faut se replacer sur les « big caps » et attendre que les investisseurs retrouvent suffisamment de confiance.
C’est alors qu’il faut appliquer le principe du money management : comme au poker, votre pile de jetons n’est pas inépuisable. Il faut prendre vos gains sur un gros pot, lorsque vous êtes en veine et essayer d’en perdre le moins possible face à un adversaire plus fort que vous. Dans ce cas, jetez vos cartes, même si la main vous semblait forte et couchez vous jusqu’au tour suivant. Pour les midcaps, on patientera donc quelques mois et on se félicitera d’avoir pris nos bénéfices sur certains dossiers en début d’année.

Ainsi les scores de Téléperformance (-11.5%), Devoteam (-13%), Générale de Santé (stable si on compte le super dividende), Neopost (-26%), Gemalto ont été pénalisé ainsi que la seule valeur bancaire du portefeuille, BNP Paribas (-9.7%). Grâce à des stops positionnés entre -4 et -6%, nous avons pu éviter de trop perdre quand le marché s’est retourné.

Seche Environnement résiste et Entrepose, réintégré à Vinci voit son potentiel d’appréciation érodé même si la plus value est considérable pour ceux qui ont apporté à l’offre.
Parmi les grosses capitalisations, Areva (+34%), Vinci (4.6%), Lafarge (+9.8%), Air Liquide(+12.5%), Pernod (+8.6%), Suez (19.5%), Carrefour (15.2%) ont continué à produire de la valeur pour leurs actionnaires et font aujourd’hui figure de valeurs refuge. Ce sont des valeurs que nous continuerons à privilégier en ce début 2008.

La performance aura donc été globalement positive sur le plan statique. Si vous avez géré de manière dynamique, cela aura permis de couper les positions entre -4 et -8% maximum et de laisser courir les gains ou de se repositionner après les creux de Février, Avril et Août.

Au final la performance de notre portefeuille malgré les creux de marchés atteint 6.08% hors dividende.


Nous continuons nos efforts pour vous permettre de maximiser vos performances boursières, en mettant à jour le portefeuille et vous proposant de nouvelles idées d’investissement, des revues des nouveaux produits financiers et le rappels des principes clés qui vous permettront de vous enrichir sur le long terme.

A tous nous souhaitons d’ores et déjà une excellente année 2008 !


bourso max, le Vendredi 28 Décembre 2007 à 11:17

Trader in the dark - photo: Steve Dunning
Un jour euphorique, le lendemain déprimé… et vice versa.

Les semaines se suivent et se ressemblent : au gré des résultats des entreprises, la communauté financière passe du rire aux larmes, parie sur un rebond ou se hâte de sauver les meubles. Cette semaine, les signes d'encouragement sont venus d'APPLE, AMAZON, FRANCE TELECOM, MICROSOFT QUI ONT rassuré la communauté financière avec leurs excellents trimestriels.
En revanche les valeurs bancaires et leur cohorte de cadavres dans le placard n'en finissent plus d'inquiéter (MERYLL LYNCH, SOCIETE GENERALE, BNP PARIBAS).

Dans ce contexte hésitant, l'investisseur doit avoir les nerfs solides et garder la tête froide.
Essayons ensemble de dégager quelques tendances de fond et hasardons nous à quelques pronostics pour la fin de l'année.

1) USA : Recession non, ralentissement oui

Dans la crise des subprimes, nous ne sommes pas au bout de nos surprises : outre la crise de confiance qui a eu lieu en Août, le mal est plus profond : chaque mois, des milliers de foyers américains passent d'un taux fixe discount (2% en moyenne) à un taux variable. La crise est profonde et l'impact sur la croissance américaine sera étalé dans le temps avec un pic à été 2008. Le ralentissement se confirme et même si le scénario de la récession semble s'éloigner, l'économie US ne sera pas le moteur de la croissance mondiale en 2008.

2) Matières premières : Une flambée des matières premières qui fait long feu
Dans ces conditions de ralentissement économique, attention aux matières premières. Le pétrole reflue après un pic à 90$ et cela devrait se confirmer : les stocks sont au plus haut, les compagnies pétrolières explorent et pompent à plein régime. Sauf hiver exceptionnellement froid ou catastrophe géopolitique, la prime de risque devrait se réduire et le prix du baril redescendre vers un prix d'équilibre autour de 60$.
La décélération de la première économie mondiale devraient également avoir un impact sur les autres matières premières (Cuivre, Aluminium, matières premières agricoles).

3) La Chine : Un colosse économique...aux pieds d'argile
Avec un rythme de croissance supérieure à 11%, la Chine peut paraître à l'abri d'un mouvement de consolidation. Nous pensons au contraire que la prochaine crise pourrait venir d'une explosion brutale de la bulle qui se crée grâce à l'apport massifs de capitaux étrangers investissant parfois sans discernement.
7 des plus 20 grandes capitalisations mondiales sont aujourd'hui chinoises. Qu'en est il des fondamentaux de ces sociétés, encore largement contôlées par l'Etat chinois?

Dans ce contexte, nous ne saurions insister sur une prise de bénéfice dès que nous repasserons au dessus des 5800 points avant une correction de fin d'année qui pourrait voir le CAC reculer sur un niveau de 5400 et même 5200 points si le flot de bonnes nouvelles venait à se tarir...

Notre stratégie : courvrir son portefeuille avec des puts CAC 40

Notre sélection : Achat du Put Warrant BNP 4448 B : 1.04 €
- echéance : Mars 2008
- prix d'exercice : 5600 points



bourso max, le Vendredi 26 Octobre 2007 à 17:05


Lundi 15 Octobre 2007
Mieux vaut prévenir que guérir
Avec près de 6 % de hausse en un mois sur le CAC et un Dow Jones volant de record en record, la crise est elle terminée ? Allons nous retrouver les sommets d’avant l’été ? Faut il se repositionner dès maintenant ou faut il attendre une nouvelle baisse ?

Exubérants marchés ! Après une descente aux enfers il y a deux mois, les marchés retrouvent du poil de la bête et de la hauteur. Pourtant il nous parait judicieux de conserver une certaine prudence avant de réinvestir. Pourquoi ?
Au niveau macroéconomique, il convient de ne pas oublier les fondamentaux qui ont amené à la crise financière : l’activité économique poursuit sa décélération tandis qu’au niveau des marchés interbancaires, les taux restent anormalement élevés. Certes la banque centrale américaine a rassuré; la force et la rapidité de sa réaction ont permis d’endiguer la panique mais ceci ne modifie en rien les fondamentaux : la crise immobilière va se poursuivre, l’activité économique décélère et les ménages comme les industriels sont de plus en plus frileux. Enfin, si le spectre de la récession semble s’éloigner, un danger non moins grand guette la bonne marche des économies : l’inflation. Hausse des matières agricoles, pétrole à près de 85 $, on constate que le secteur des commodities continue son super-cycle. Du coup on constate que certaines entreprises n’hésitent plus à répercuter ces hausses sur leurs produits finis Ainsi, Danone annonce une hausse de ses tarifs de 10% et il serait étonnant de voir les distributeurs ne pas en faire de même…
Au niveau micro- économique, les entreprises vont se lancer dans l’annonce de leurs résultats du 3ème trimestre. Dans un contexte de volatilité accrue, toute contre-performance sera fatale. On surveillera donc attentivement les relèvements d’objectifs ou au contraire les profit-warnings, notamment sur le secteur des bancaires, pour se faire une idée de la marche à suivre ces prochains mois.

Où investir en cette fin d’année ?
Dans ce contexte de reprise fragile (et pour tout dire trop rapide à notre goût par rapport aux fondamentaux), nous privilégions deux catégories d’actions :
- les grandes valeurs de croissance résolument tournées vers l’export car ce sont celles qui vont continuer à gagner des parts de marchés sur les économies des pays émergents : LVMH, Schneider Electric, Pernod Ricard
- les valeurs défensives : Sanofi, Suez, Air Liquide
Après les prouesses des valeurs moyennes ces dernières années, nous privilégions les grandes capitalisations, mieux à même de résister dans le cas d’un ralentissement économique.
« Mieux vaut prévenir que guérir ».


bourso max, le Lundi 15 Octobre 2007 à 17:45


Vendredi 28 Septembre 2007
Le moral à zéro
L’indice de confiance des ménages américains publié par l’institut privé de conjoncture Conference Board a de nouveau fortement corrigé en septembre. Il perd ainsi 5,8 points pour s’établir à 99,8, le niveau le plus faible depuis novembre 2005 à la suite du passage des ouragans Katrina et Rita.
Cela démontre une claire inversion de tendance pour cet indice qui était resté assez stable depuis janvier 2006. Elle traduit une inquiétude croissante par rapport à l’économie. En particulier, le marché de l’emploi se dégrade et se traduit sur les intentions d’achat. Dans ces conditions, on peut craindre que la plus forte économie mondiale commence à décélérer. En effet, 70 % du PIB des Etats Unis résulte de la consommation intérieure. Entre la crise des saisies hypothécaires qui ne fait que commencer et qui pourrait concerner 2 à 3 millions d’américains (voir edito précédent) et une économie qui pour la première fois en 4 ans détruit des emplois, (-4000 en août), la situation n’incite pas à la confiance.
Qu’en pensent les investisseurs ?
Peu intéressés par cette tendance de fond pessimiste, on voit le Dow Jones revenir sur son niveau record de 14000 points, soit le niveau pré-crise. Euphorique après la baisse des taux de la FED à 4.75% le 18 septembre, le marché spécule maintenant sur une nouvelle baisse de 25 points de base qui serait annoncé en octobre. Voilà une situation inédite : plus ça va mal, moins les marchés sont inquiets ! Et pour cause : papa Benanke sera là pour tirer les investisseurs peu scrupuleux de ce mauvais pas en abaissant les conditions du crédit.
Stratégie gagnante à court terme, on peut se poser la question d’une nouvelle bulle spéculative qui serait d’ores et déjà en gestation.
Pour enfoncer le clou, Michael Bloomberg, 65 ans, fondateur du géant éponyme d’informations financières estime que la crise n'est pas due uniquement à l'effondrement du secteur des "subprimes" du crédit immobilier aux Etats-Unis mais il s'agit d'une crise de confiance qui touche tous les acteurs économiques.
La récession économique mondiale nous menacerait-elle ?
Dans la vieille Europe, le moral est également en baisse : que ce soit en Allemagne, Espagne Italie ou France, les Européens commencent à s’inquiéter des effets de la crise américaine. Ainsi en septembre, l’indice de confiance de la zone euro qui reflète l’opinion des chefs d’entreprises comme des consommateurs a reculé de 3 points pour se fixe à 107.1, son plus bas niveau depuis plus d’un an.
En France, l’enquête INSEE du mois de septembre a publié un indicateur de confiance des ménages français en net recul : -6 points à -21. Il s‘agit de la deuxième baisse consécutive après un premier semestre 2007 où les Français devenaient plus optimistes, dans la période post-électorale.
Ces indicateurs de confiance sont ils fiables ?
On parle pour ces indices d’indicateurs avancés : à l’instar de l’investissement dans les entreprises, la confiance d’aujourd’hui anticipe la consommation de demain et les profits (ou les déficits) d’après demain.
Dans les mois à venir, on scrutera donc la confiance des ménages ainsi que leur niveau de consommation. Les ventes de Thanksgiving (dernier week end du mois d’octobre) devraient sur ce point donner une indication de la tendance et du possible ralentissement à venir.
Dans cette configuration de marché, l'investisseur restera raisonnablement prudent en profitant néanmoins de certaines baisses inattendues pour se repositionner en particulier sur les dossiers solides (voir notre portefeuille


bourso max, le Vendredi 28 Septembre 2007 à 09:15

1 2 3

Inscription à la newsletter
 



Sondage
Face à l'ampleur de la crise, comment réagissez vous?


La fin du début ou le début de la fin ?





Qu'est-ce que Boursomax.com?
Boursomax.com est un blog professionnel aidant tous les investisseurs passionnés de bourse à mieux choisir leurs actions. On y trouve des infos sur les nouveaux produits de placements, les valeurs à suivre, des réflexions sur l'économie ainsi qu'un portefeuille de valeurs remis à jour chaque semaine
Vous connaisez déjà ? inscrivez-vous ou connectez-vous
Suivre Boursomax.com gratuitement !